J’ai été interpellé une fois encore par la tendance de notre Président à prétendre dans une même phrase une chose et son contraire. Plus de flexibilité pour les employeurs, plus de sécurité pour les salariés. Qu’est-ce que cela signifie ? Est-ce un jeu de rhétorique complaisant ? Ou une manière, à nouveau, de tout dire et ne rien dire à la fois comme les sempiternelles affirmations de souveraineté de l’Etat en Corse ou dans les banlieues dites sensibles ?
Parce que dans la réalité, employeurs et salariés auraient plutôt tendance, par nature, à nourrir des conflits d’intérêt. Ce pourquoi existe, par ailleurs, toute une législation du travail assez fournie, accompagnée d’une série conventions collectives et, en cas de litige, d’une juridiction spécialisée à travers le Conseil des Prud’hommes. Le sens du véritable compromis ne serait-il pas plutôt de trouver la juste mesure entre deux pôles opposés où chacun réduirait ses prétentions en vue du bien commun sans que cela ne devienne pour autant un évènement « historique »?
Comment peut-on poser ainsi un tel « défi » qui relève, à priori, de l’impossible ? C’est une véritable question.
Les Français seraient-ils dupes à ce point de ne pas se rendre compte qu’à travers cet exemple, comme à travers celui du supposé mariage entre personnes de même sexe ou de la pseudo « homoparentalité », on leur « vend » une vue de l’esprit, une construction irréaliste du monde purement intellectuelle ? Et celle-ci aussi est une vraie question !
A qui profite le crime...?